En raison des températures printanières, la pollution de l'air a augmenté mercredi 18 et jeudi 19 mars, malgré le confinement de la population pour lutter contre la propagation du Covid-19.

Pollution : malgré le confinement, la qualité de l’air ne s’améliore pas

Alors que les mesures de confinement sont en vigueur pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, Covid-19, la diminution de l’activité humaine n’a ces derniers jours pas amélioré la qualité de l’air selon les observations d’Air Parif, l’association qui mesure la pollution en région parisienne.

Au deuxième jour de confinement mis en place pour lutte contre la propagation de l’épidémie de nouveau coronavirus, une augmentation des niveaux de pollution aux particules fines, aux oxydes d’azote a été enregistrée par Air Parif, l’association en charge de la mesure de la qualité de l’air en Île de France.

Capture écran/Air Parif.

Cela est dû aux températures printanières qui couvrent la France depuis le début du confinement selon Véronique Ghersi, prévisionniste pour Air Parif :

Les niveaux particules observés hier et aujourd’hui sont effectivement liés aux conditions météorologiques printanières, qui favorisent les réactions chimiques avec la formation de particules, dites « secondaires ». »

L’association a ainsi enregistré une qualité de l’air moyenne pour le mercredi 18 mars 2020 avec un indicateur de 61 pour les Hauts-de-Seine, sachant que l’air est considéré comme faiblement polluée entre 25 et 50. Jeudi 19 mars, l’indice de qualité d’air dans le département a légèrement diminué par ailleurs affichant 54 au compteur.

Cette qualité de l’air moyenne en région parisienne s’explique pour plusieurs raisons selon le compte-rendu publié jeudi 19 mars par Air Parif :

Une météo printanière favorise actuellement les réactions chimiques avec la formation de particules, dites « secondaires », à partir de gaz :

– Les oxydes d’azote (liés principalement au chauffage, le trafic étant extrêmement restreint),
– et l’ammoniac (en provenance des activités agricoles).

À ces particules, s’ajoutent celles produites par une part de chauffage au bois, le soir, et des phénomènes de transfert de pollution puisqu’une partie de la France est soumise aux mêmes conditions.

Les niveaux de particules liés au trafic sont toutefois très faibles. L’augmentation constatée aurait été beaucoup plus importante avec des conditions normales de circulation, comme par exemple lors de l’épisode printanier du 17 mars 2014 qui avait donné lieu à la remise en place de la circulation alternée.

Cette situation met en évidence la contribution de différentes sources à la pollution et le rôle spécifique des conditions météorologiques. »

L’organisme prévoit dès vendredi 20 mars une nette amélioration de la qualité de l’air, avec un indice évalué à 41. La tendance devrait probablement se poursuivre conformément à la poursuite du confinement, lequel doit s’étendre, pour le moment, jusqu’au mercredi 1er avril inclus.

SOURCE : TR 92/ AIR PARIFCREDIT PHOTO : TR 92

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