Hauts-de-Seine : les maires sortants encore en place pendant deux mois

Certains élus, dans les Hauts-de-Seine notamment, ont remporté le scrutin des municipales dès le premier tour. En raison de la crise sanitaire, le mandature commencera à la mi-mai.

Jeudi 19 mars, la colère grondait chez les opposants municipaux des Hauts-de-Seine battus dès le premier tour des élections municipales, à Puteaux et Asnières notamment. En cause : la tenue des conseils municipaux permettant l’installation des nouveaux élus (et bien souvent les mêmes que la mandature précédente) à la tête de la Ville, et ce en pleine crise sanitaire.

« La lutte contre la propagation du virus Covid-19 nécessite une mobilisation coordonnée des pouvoirs publics. Dans ce cadre, les municipalités jouent un rôle essentiel pour la continuité du fonctionnement de nos services publics. Ceci justifie que soient désignés sans tarder les maires et adjoints issus du premier tour des élections municipales de dimanche dernier », indiquait ainsi une circulaire du ministère de la Cohésion des territoires, cité par le site actu.fr.

A Asnières, Romain Jehanin, à la tête de la liste des partis de gauche et écologique, réclamait ainsi « le report du Conseil municipal d’Asnières, ou l’organisation d’un Conseil dématérialisé », sur Twitter et via un communiqué de la liste Changeons la vi(ll)e. « Un niveau national, ce sont ainsi plusieurs centaines de milliers de citoyens qui sont appelés à se déplacer (élus et agents compris) », assurait le texte alors que le premier Conseil municipal de la mandature devait se réunir ce vendredi 20 mars à Asnières.

A Puteaux aussi les opposants se sont levés contre l’organisation du Conseil municipal prévu ce vendredi 20 mars à 9 h 30. « On marche sur la tête : en contradiction avec le confinement, demain, dans toute la France, des dizaines de milliers d’élus vont se réunir de longues heures pour élire les maires issus du vote de dimanche. Nouvelle catastrophe à venir. On n’oubliera pas », s’insurgeait ainsi Christophe Grébert, ancien élu d’opposition et fervent soutien de la liste Puteaux la transition, jeudi 19 mars sur son compte Twitter.

A Puteaux d’ailleurs, Vincent Dubail, Bouchra Sirsalane et Brice Loe Mie menaçaient de ne pas se rendre au Conseil alors que Francis Poezevara avait déjà pris sa décision, indiquait le site actu.fr.

A Issy-les-Moulineaux aussi, la liste Collectif écolo et social interpellait le maire sortant, réélu au premier tour. A Boulogne-Billancourt, c’est le mairie élu, Pierre-Christophe Baguet (LR), qui tentait de plaider pour un report du Conseil.

Finalement, et après une journée d’interrogations, le premier ministre a annoncé jeudi 19 en fin de journée que les Conseils municipaux n’auraient finalement pas lieu pour les quelque 30 000 communes ayant élu leur maire au premier tour en France. « Cette solution que nous proposons se fonde d’une part sur l’avis du président du conseil scientifique qui a indiqué aujourd’hui que les conditions sanitaires pour l’installation des conseils municipaux prévue par le code électoral entre demain matin et dimanche n’étaient plus réunies », a indiqué Édouard Philippe à l’Assemblée nationale.

Ces premiers Conseils municipaux devraient avoir lieu à la mi-mai si possible. En attendant, ce sont les anciennes listes, souvent les mêmes que les listes élues au premier tour, qui se chargeront de gérer les affaires courantes.

« Maintenir ses Conseils était à la fois incohérent, contraire au devoir d’exemplarité des élus, et risqué, comme nous l’avions d’ailleurs indiqué », s’est félicité Romain Jehanin à Asnières alors que Christophe Grébert quant à lui voyait plus loin et demandait sur Twitter « l’annulation du 1e tour des municipales ».

SOURCE : ACTU.FR / TWITTERCREDIT PHOTO : TR 92

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